
Assurance décès invalidité (ADI) : le guide complet pour protéger ses proches
Assurance décès invalidité (ADI) : une solution essentielle pour garantir la sécurité financière de vos proches et protéger vos projets après 60 ans.

Le passage à la retraite soulève une question essentielle : que devient votre mutuelle d'entreprise ? La loi Evin vous protège et vous permet de conserver votre couverture santé, mais à un coût qui évolue rapidement. Skarlett, votre courtier spécialisé pour les plus de 60 ans, vous explique tout, sans jargon, pour vous aider à faire le choix le plus adapté à votre situation.
Comprendre ce dispositif est la première étape pour bien préparer votre mutuelle à la retraite. Et si vous quittez l'entreprise sans encore liquider votre pension, c'est plutôt la portabilité de la mutuelle qui s'applique : nous y reviendrons.

La loi Evin du 31 décembre 1989, et plus précisément son article 4, garantit à tout salarié partant à la retraite le droit de conserver sa mutuelle d'entreprise. C'est un droit individuel, sans limite de durée, qui s'exerce à votre demande.
Concrètement, vous gardez les mêmes garanties que celles dont vous bénéficiez en tant que salarié actif. L'assureur ne peut pas vous imposer de questionnaire médical, ni de délai de carence. Votre couverture continue, sans rupture.
Ce dispositif s'adresse aux retraités, mais aussi aux personnes en invalidité, en incapacité de travail, ou aux ayants droit d'un assuré décédé. Pour le retraité, l'objectif est clair : assurer une continuité de soins au moment où l'on en a souvent le plus besoin.
Beaucoup de futurs retraités confondent ces deux dispositifs. Pourtant, ils ne s'adressent pas aux mêmes situations et ne fonctionnent pas du tout de la même manière.
Le maintien des garanties n'est pas automatique. Pour en bénéficier, vous devez remplir plusieurs conditions précises.
Si vous remplissez ces conditions, l'assureur ne peut pas refuser votre demande. La validité de votre mutuelle après le départ à la retraite est ainsi sécurisée par la loi.
La procédure suit un calendrier strict, qu'il faut connaître pour ne pas perdre votre droit.
Passé le délai de 6 mois, vous perdez ce droit. Il est donc essentiel de prévenir votre ancien employeur et l'assureur dès la confirmation de votre départ. Pendant ce temps, vous pouvez aussi explorer les autres solutions d'assurance du marché pour comparer en toute sérénité.

C'est souvent le choc de la première mensualité. Pendant votre activité, votre employeur finançait au minimum 50 % de votre cotisation de mutuelle d'entreprise. À la retraite, cette participation disparaît totalement.
Vous récupérez donc à votre charge l'intégralité de la prime. C'est mécanique, mais cela peut représenter une augmentation immédiate très significative de votre budget santé, alors même que vos revenus baissent avec la pension.
Pour éviter une explosion brutale des cotisations, le décret n° 2017-372 du 21 mars 2017 encadre l'évolution des tarifs pendant les trois premières années suivant votre départ à la retraite.
Pour mieux visualiser, prenons un exemple concret avec une cotisation de référence de 100 € mensuels.
Vous le voyez : dès la première année, votre effort financier double. Et au-delà de la 3ᵉ année, la facture peut grimper rapidement, sans plafond légal.

C'est la vraie question stratégique. Garder votre contrat d'entreprise est rassurant, mais ce n'est pas toujours l'option la plus avantageuse à moyen terme. Une mutuelle senior individuelle est précisément conçue pour vos besoins après 60 ans.
La loi Evin présente plusieurs limites importantes, qu'il faut connaître avant de signer.
Pour un panorama complet, vous pouvez aussi consulter notre analyse sur la possibilité de conserver l'assurance santé de votre ancien employeur à la retraite.
Utilisez la loi Evin comme un filet de sécurité pendant les premiers mois, le temps de comparer une mutuelle senior réellement adaptée à votre profil. Souvent, à garanties équivalentes voire supérieures, le tarif est plus juste.
Skarlett est un courtier spécialisé pour les seniors. Nous ne sommes pas un assureur : notre rôle est de comparer pour vous, en toute neutralité, les offres de nos partenaires que nous sélectionnons pour vous.
Concrètement, nos conseillers analysent votre situation : âge, état de santé, soins fréquents, budget, situation familiale. Nous mettons ensuite en regard la proposition de votre ancienne mutuelle (loi Evin) avec les solutions individuelles les mieux adaptées.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre classement des mutuelles senior, identifier les 7 erreurs courantes à éviter sur votre mutuelle santé, ou, si vous êtes ancien agent du secteur public, notre dossier dédié à la mutuelle retraite fonction publique.
L'objectif est simple : vous permettre d'aborder votre retraite avec une couverture solide, un budget maîtrisé et la tranquillité d'esprit que vous méritez.
Pour approfondir vos droits, vous pouvez aussi consulter la page officielle du service public sur la mutuelle d'entreprise et le décret n° 2017-372 sur Légifrance.

La 1ʳᵉ année, vous payez 100 % de la cotisation initiale (la part employeur disparaît). La 2ᵉ année, la hausse est plafonnée à +25 %, la 3ᵉ année à +50 %. Au-delà, les tarifs deviennent libres et peuvent augmenter sensiblement.
La portabilité est gratuite, limitée à 12 mois et concerne les salariés indemnisés par France Travail. La loi Evin, elle, est payante, à vie, et s'adresse aux retraités, invalides ou ayants droit d'un assuré décédé.
Vous pouvez résilier à tout moment après la première année de souscription, conformément à la loi sur la résiliation infra-annuelle. Il suffit d'envoyer une demande écrite à l'assureur, qui prend effet sous un mois.
Non, pas automatiquement. La loi Evin protège uniquement l'ancien salarié. Votre conjoint et vos enfants doivent souscrire un contrat individuel, ce qui peut représenter un coût supplémentaire à anticiper.
L'encadrement légal des tarifs prend fin. L'assureur peut alors appliquer librement les hausses qu'il juge nécessaires. C'est généralement à ce moment qu'une mutuelle senior individuelle devient nettement plus avantageuse.
Pas toujours. Les contrats collectifs sont conçus pour des actifs et couvrent souvent mal l'optique, le dentaire et l'audition, postes clés après 60 ans. Une mutuelle senior dédiée offre généralement un meilleur rapport garanties/prix sur le long terme.
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