
Le tableau d’amortissement : un outil simple pour bien comprendre son prêt
Vous avez signé un prêt immobilier, mais les chiffres ne vous parlent pas encore ? Cet article est là pour vous !

Acheter un bien immobilier à la retraite, que ce soit pour adapter votre logement, vous rapprocher de vos proches ou aider vos enfants, implique de prévoir un poste de dépense souvent sous-estimé : les frais de notaire. Derrière cette expression, se cachent en réalité des taxes, des émoluments et des frais administratifs dont la plus grande part revient à l'État, pas au notaire. Ce guide vous explique en détail comment ces frais sont calculés en 2026, combien ils représentent concrètement et comment les intégrer dans votre plan de financement avec l'aide d'un courtier.

Lorsque vous achetez un bien immobilier, vous payez le prix du logement plus un montant complémentaire, appelé « frais de notaire » ou « frais d'acquisition ». Ce terme est trompeur, car la majeure partie de cette somme ne revient pas au notaire lui-même. Voici comment elle se décompose.
Les droits d'enregistrement, aussi appelés droits de mutation à titre onéreux (DMTO), constituent environ 80 % du montant total des frais. Ce sont des taxes collectées par le notaire pour le compte du Trésor public et du département. Leur taux varie légèrement selon les départements, mais il se situe généralement autour de 5,80 % du prix de vente pour un bien ancien. À cela s'ajoute la contribution de sécurité immobilière (0,10 %), perçue par l'État pour enregistrer la transaction au fichier immobilier.
Si vous réalisez une acquisition dans le cadre d'un projet patrimonial, ces taxes représentent donc la part la plus lourde de vos frais d'achat. Par ailleurs, si vous envisagez une avance sur vente immobilière pour financer un nouvel achat avant d'avoir vendu votre bien actuel, les frais de notaire devront être anticipés dans votre budget global.
Les émoluments constituent la rémunération légale du notaire pour la rédaction de l'acte authentique de vente. Leur montant est fixé par un barème national et calculé par tranches dégressives, appliquées au prix de vente du bien :
Pour un achat à 200 000 €, les émoluments du notaire s'élèvent à environ 1 600 € (hors TVA). C'est bien loin des 14 000 à 16 000 € de frais totaux que vous payez : la différence va à l'État sous forme de taxes.
Les débours correspondent aux sommes avancées par le notaire pour réaliser les démarches nécessaires à la vente : demandes de documents d'urbanisme, extraits cadastraux, état hypothécaire du bien, etc. Ils représentent généralement entre 800 et 1 500 € selon la complexité du dossier.
L'immobilier ancien représente la grande majorité des transactions en France. Pour ce type de bien, les frais de notaire se situent entre 7 et 8 % du prix d'achat. Sur un bien à 200 000 €, vous devez donc prévoir entre 14 000 et 16 000 € de frais d'acquisition, en plus du prix du logement.
Pour un logement neuf (vendu sur plans ou achevé depuis moins de 5 ans et jamais habité), les frais sont nettement inférieurs : environ 2 à 3 % du prix de vente. Cette différence s'explique par le fait que les droits de mutation sont remplacés par une taxe de publicité foncière réduite (0,715 %) et que la TVA immobilière (20 %) est déjà incluse dans le prix de vente affiché.
Ces montants sont indicatifs et peuvent varier selon le département, la complexité du dossier et les éventuels frais annexes (garantie hypothécaire, prêt immobilier). Pour une estimation précise, le simulateur de l'ANIL ou celui du Service Public sont des outils fiables.

Les frais de notaire représentent un apport conséquent que les banques demandent souvent de couvrir avec des fonds propres. Après 60 ans, mobiliser cette somme sans toucher à son épargne de précaution peut être un défi. Plusieurs solutions existent.
Certains établissements acceptent de financer les frais de notaire dans le montant du crédit immobilier, ce que l'on appelle un prêt à 110 %. Cette option est plus rare après 60 ans, mais elle reste accessible avec un bon dossier. En tant que courtier, Skarlett identifie les banques partenaires les plus souples sur ce critère pour les profils seniors.
Si votre situation ne permet pas un prêt classique, un prêt personnel peut compléter votre financement pour couvrir les frais d'acquisition. Pour les propriétaires disposant déjà d'un bien, un prêt hypothécaire de trésorerie est une alternative qui ne dépend pas de vos revenus mais de la valeur de votre patrimoine. Il est même possible d'envisager un prêt immobilier sans apport dans certaines configurations.
Lorsque la banque exige une garantie hypothécaire pour accorder le prêt, des frais supplémentaires s'ajoutent aux frais de notaire classiques. L'inscription de l'hypothèque est formalisée par un acte notarié distinct, qui génère des émoluments, des taxes et une contribution de sécurité immobilière. Pour un prêt de 200 000 €, ces frais supplémentaires représentent environ 1 500 à 2 000 €.
Notre guide sur le prêt hypothécaire chez le notaire détaille le déroulement de cette étape et les coûts associés.
Les émoluments du notaire sont réglementés : ils ne sont pas négociables. En revanche, depuis 2021, les notaires sont autorisés à accorder une remise pouvant atteindre 20 % sur la part de leurs émoluments calculée sur les tranches supérieures à 100 000 €. Sur un bien à 200 000 €, cela représente une économie potentielle d'environ 200 €. Ce n'est pas considérable, mais cela vaut la peine de poser la question.
Les débours et les taxes, eux, sont incompressibles. La seule vraie marge de manœuvre pour réduire le poids des frais dans votre budget reste le choix du mode de financement et la négociation des conditions de prêt, deux domaines dans lesquels un courtier comme Skarlett peut faire une réelle différence.

Au-delà de l'achat immobilier classique, les frais de notaire interviennent dans plusieurs situations fréquentes après 60 ans.
En cas de succession, le notaire rédige un acte de notoriété et procède au règlement de la succession. Les émoluments et les droits de succession s'ajoutent alors au coût global. Pour comprendre les délais de versement des fonds dans ce contexte, consultez notre article sur le temps de conservation de l'argent d'une succession par le notaire.
En cas de rachat de part (rachat de soulte) lors d'un divorce ou d'une indivision successorale, des frais notariés s'appliquent également sur la valeur de la part rachetée. Notre guide sur le rachat de soulte explique le mécanisme et les options de financement.
Enfin, si vous envisagez d'aider vos enfants ou petits-enfants à acquérir un bien, sachez que les donations en espèces bénéficient d'abattements fiscaux spécifiques. Le notaire peut formaliser cette démarche pour sécuriser la transmission.

Les frais se situent entre 7 et 8 % du prix de vente dans l'ancien et 2 à 3 % dans le neuf. Le calcul précis dépend du département, du prix du bien et des frais annexes (garantie hypothécaire éventuelle). Le simulateur du Service Public permet d'obtenir une estimation fiable en quelques minutes.
C'est l'acheteur qui règle la totalité des frais de notaire, sauf convention contraire. Le vendeur peut toutefois accepter de les prendre en charge partiellement dans le cadre de la négociation du prix, mais cette pratique reste rare.
Les taxes reversées à l'État sont incompressibles. Les émoluments du notaire peuvent faire l'objet d'une remise de 20 % sur les tranches supérieures à 100 000 €. La meilleure façon de réduire l'impact de ces frais sur votre budget est de les intégrer dans un plan de financement global, avec l'aide d'un courtier.
Certaines banques acceptent de financer les frais de notaire dans le prêt immobilier (prêt à 110 %). D'autres solutions existent : prêt hypothécaire de trésorerie, prêt personnel complémentaire ou mobilisation partielle de votre épargne. Skarlett compare les offres de ses partenaires pour identifier la formule la plus adaptée à votre profil.


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