
Amendement PER : les nouveautés du budget 2026 à connaître
Amendement PER 2026 : découvrez les nouvelles règles fiscales qui changent votre Plan d’Épargne Retraite !
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
Un couple qui ouvre deux PER individuels plutôt qu'un seul peut déduire jusqu'à 75 360 € de ses revenus imposables en 2026, contre un plafond unique bien plus faible en solo. Au-delà de l'optimisation fiscale, l'épargne retraite en couple permet aussi de protéger le conjoint survivant grâce à une transmission exonérée de droits de succession. Ce guide fait le point, à jour de la réforme 2026, sur les stratégies à connaître à deux.

En couple, l'épargne retraite ne se contente pas de doubler les avantages : elle permet de les répartir stratégiquement selon les revenus et la tranche d'imposition de chacun, tout en sécurisant financièrement le conjoint en cas de décès.
Exemple : Monsieur et Madame Durand gagnent respectivement 45 000 € et 35 000 € par an. Séparément, leurs plafonds de déduction s'élèvent à environ 4 500 € et 3 500 €. S'ils sont imposés différemment (Monsieur à 30 %, Madame à 11 %), il devient plus avantageux que Monsieur verse davantage sur son PER pour maximiser l'économie d'impôt du foyer.

En cas de décès de l'un des conjoints, le capital ou la rente du PER est transmis au survivant en franchise totale de droits de succession — une sécurité utile sachant que la pension de réversion ne compense souvent que partiellement la baisse de revenus du foyer.
Deux contrats distincts, presque systématiquement : le PER est un dispositif individuel, il n'existe pas de "PER joint" permettant de mutualiser un seul contrat pour un couple.
Chaque membre du couple doit ouvrir son propre PER pour bénéficier de son propre plafond de déduction fiscale, calculé sur ses revenus personnels.
Exemple concret : Gilles et Nathalie, 62 ans, mariés sous le régime de la séparation de biens. Seul Gilles a ouvert un PER. En ouvrant également le sien, Nathalie pourrait mobiliser son propre plafond (plusieurs milliers d'euros selon ses revenus), augmentant d'autant la déduction fiscale totale du foyer.
Chaque conjoint dispose de son propre plafond individuel, calculé sur ses revenus professionnels nets de l'année précédente (N-1), plafonné à 37 680 € pour un salarié en 2026 — les deux plafonds ne se fusionnent pas, mais peuvent être utilisés de façon coordonnée.
Ce plafond, régi par l'article 163 quatervicies du Code général des impôts, se calcule ainsi pour un salarié en 2026 :
Nouveau depuis le 1er janvier 2026 : les plafonds non utilisés se reportent désormais sur 5 ans (contre 3 ans auparavant) — un allongement qui laisse plus de temps pour rattraper les années où vous n'avez pas pu épargner autant que votre plafond le permettait.
Oui : selon votre régime, le PER peut être considéré comme un bien propre (toujours au titulaire) ou un bien commun partageable en cas de divorce.
Les versements effectués pendant le mariage avec des revenus communs alimentent un bien commun, partagé en cas de divorce. Un PER alimenté avec un héritage ou une donation personnelle reste, lui, un bien propre.
Le PER reste la propriété exclusive de son titulaire, quelle que soit la source de financement — chacun repart avec son épargne en cas de divorce.
Le PER est toujours considéré comme un bien propre, quel que soit le régime choisi (séparation de biens ou indivision).

Chaque couple est unique. Vos revenus, votre régime matrimonial, vos projets de transmission et vos objectifs de vie conditionnent la stratégie d'épargne retraite la plus adaptée. C'est précisément pour cette raison qu'un accompagnement personnalisé fait toute la différence.
En tant que courtier spécialisé, Skarlett analyse votre situation dans sa globalité pour vous proposer des solutions d'épargne et de placement sur mesure. Nous ne vendons pas de produits : nous vous guidons vers les meilleures décisions pour votre avenir à deux.
Le capital ou la rente du PER transmis au conjoint survivant ou au partenaire de PACS est totalement exonéré de droits de succession, quel que soit le montant — à condition d'avoir désigné cette personne comme bénéficiaire.
Cette désignation, effectuée à l'ouverture du contrat, peut être modifiée à tout moment. En cas de décès avant la retraite, le bénéficiaire peut choisir de récupérer le capital en une fois, d'opter pour une rente viagère, ou de transférer les fonds sur son propre PER pour continuer à épargner.
Le PER est plus adapté si vous êtes fortement imposés et n'avez pas besoin d'accéder à votre épargne avant la retraite ; l'assurance vie convient mieux si vous voulez conserver de la liquidité ou optimiser la transmission à vos enfants.
L'assurance vie offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire en cas de transmission, et une fiscalité avantageuse sur les rachats après 8 ans. De nombreux couples combinent les deux : le PER pour optimiser l'impôt et préparer la retraite, l'assurance vie pour une épargne de précaution et la transmission aux enfants.
Les versements restent déductibles au-delà de 60 ans, avec une sortie en capital possible à tout moment — mais cette déductibilité s'arrête désormais à 70 ans, une limite nouvelle depuis 2026.
Pour un couple de seniors encore imposés, continuer à verser sur un PER reste pertinent tant que ce seuil n'est pas atteint : financement de travaux d'adaptation du logement, aide à un enfant ou petit-enfant, ou préparation d'un achat immobilier. Passé 70 ans, les versements peuvent toujours être effectués, mais ne génèrent plus de déduction fiscale à l'entrée — un point à anticiper dans votre calendrier si vous approchez de cet âge.
Les pièges les plus fréquents : ne pas désigner de bénéficiaire, tenter de "mutualiser" un seul contrat, négliger l'impact du régime matrimonial, ou ne miser que sur le PER sans autre solution complémentaire.
Non, le PER est un contrat strictement individuel — chaque membre du couple doit ouvrir le sien pour cumuler les plafonds de déduction.
Chaque conjoint dispose de son propre plafond (jusqu'à 37 680 € en 2026 pour un salarié). Il n'est pas transférable vers l'autre, mais le couple peut choisir stratégiquement qui verse le plus selon les tranches d'imposition respectives.
Cela dépend du régime matrimonial : en communauté réduite aux acquêts, le PER alimenté pendant le mariage peut entrer dans le partage ; en séparation de biens, chacun conserve le sien.
Non, le capital ou la rente transmis au conjoint survivant ou au partenaire de PACS est totalement exonéré, quel que soit le montant.
Oui, mais depuis 2026, ces versements ne sont plus déductibles fiscalement — ils restent possibles mais perdent l'avantage fiscal à l'entrée.
Non : depuis 2026, ils se reportent sur 5 ans (contre 3 ans auparavant), ce qui laisse davantage de temps pour les mobiliser.
La retraite complémentaire (Agirc-Arrco pour les salariés) est un régime obligatoire financé par les cotisations sociales ; le PER est un dispositif d'épargne volontaire complémentaire, avec sa propre logique fiscale.
Sources officielles : Code général des impôts, article 163 quatervicies (plafond de déduction du PER) — via Légifrance
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute stratégie d'épargne retraite, l'accompagnement d'un conseiller est recommandé.


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