
Épargne retraite en couple : le guide complet pour optimiser votre avenir à deux
Tout ce qu’il faut savoir pour optimiser votre épargne retraite à deux et sécuriser votre avenir commun.

Une question que se posent beaucoup de seniors et de leurs proches : est-il encore possible, et surtout utile, d'ouvrir un plan épargne retraite après un certain âge ? La réponse réglementaire est claire. La réponse pratique, quant à elle, dépend de votre situation fiscale, de votre patrimoine et de vos objectifs de transmission. Cet article vous accompagne vers la bonne décision, chiffres 2026 à l'appui.

La réponse est non. Le Code général des impôts, article 163 quatervicies, qui encadre la déductibilité des versements sur un PER, ne mentionne aucune limite d'âge supérieure. Le texte précise simplement qu'il faut être majeur (18 ans au minimum depuis le 1er janvier 2024) et jouir de sa capacité juridique.
Autrement dit : un retraité de 75 ans, de 80 ans ou même plus peut, en principe, ouvrir un PER individuel et effectuer des versements volontaires. La loi Pacte de 2019 a volontairement conçu ce dispositif sans cadre restrictif sur l'âge.
Si la réglementation reste ouverte, chaque assureur rédige ses propres conditions générales de contrat. Pour gérer leur risque actuariel, celui de devoir verser une rente ou un capital à brève échéance, plusieurs établissements fixent une âge limite de souscription, généralement entre 75 et 80 ans. Cette limite n'est jamais uniforme : elle varie d'un assureur à l'autre.
Avant tout, il vaut donc mieux comparer les offres plutôt que de supposer que la porte est fermée. Un courtier comme Skarlett peut vous orienter vers les contrats encore accessibles selon votre âge.

La date de votre 70ème anniversaire marque un tournant fiscal important, principalement en matière de transmission au décès. Pour un PER souscrit sous forme de contrat d'assurance (PER assurance), la fiscalité appliquée au capital transmis aux bénéficiaires change radicalement selon que les versements ont été réalisés avant ou après cet âge.
Cette distinction est cruciale. Pour ceux qui souhaitent utiliser le PER comme outil d'optimisation fiscale en matière de succession, l'âge auquel les versements sont effectués détermine en grande partie l'efficacité du dispositif.
La vraie question n'est pas « puis-je le faire » mais « dois-je le faire ». Pour le déterminer, il faut examiner deux axes : l'avantage fiscal immédiat (réduction de votre impôt sur le revenu) et la transmission à vos proches.
Les versements sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable, même si vous êtes retraité. Le plafond de déduction, cependant, est plus resserré. En 2026, pour une personne sans revenus d'activité, il correspond à 10 % du PASS (Plafond de la Sécurité sociale), soit environ 4 710 €. Si vous cumulez retraite et activité professionnelle, ce plafond peut monter jusqu'à 10 % de vos revenus professionnels, plafonné à environ 35 194 €.
L'économie concrète dépend donc de votre tranche marginale d'imposition (TMI) : plus celle-ci est élevée, plus chaque euro versé vous rapporte en allégement fiscal.
Cas pratique : Marc, 72 ans TMI à 30 %. Retraité avec revenus fonciers complémentaires.
Marc verse 4 710 € sur un PER individuel en janvier 2026. À sa TMI de 30 %, cette déduction lui économise immédiatement 1 413 € d'impôt sur le revenu de l'année.
À la sortie, si Marc récupère son capital au cours de sa vie, les versements déduits seront réimposés comme des revenus. Sur 4 710 €, à 30 %, il payera environ 1 413 € d'impôt. Un bilan neutre en apparence. Mais deux facteurs changent l'équation.
Bilan pour Marc : s'il décède dans les 3 à 5 prochaines années sans avoir touché le PER, ses héritiers récupèrent le capital plus les gains, après l'abattement de 30 500 €, sans que Marc n'ait jamais payé l'impôt de sortie. L'économie nette est donc bien réelle.
Beaucoup de sites se contentent de dire « c'est possible ». Ce qui compte vraiment, c'est de comprendre dans quelle mesure le PER assurance permet de transmettre du patrimoine en dehors du cadre classique de la succession.
Dans un PER souscrit sous forme de contrat d'assurance, vous pouvez désigner un ou plusieurs bénéficiaires. En cas de décès, le capital leur est versé directement. Il ne passe pas par la succession et ne fait donc pas l'objet des mêmes droits. Cette mécanique est particulièrement puissante pour les versements réalisés avant les 70 ans du titulaire, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
Pour ceux qui souhaitent coordonner leur stratégie PER avec celle d'un conjoint, la mutualisation des plafonds en couple peut ouvrir des possibilités intéressantes.

Cette distinction est souvent négligée, pourtant elle est décisive pour les seniors. Les deux formes de PER offrent les mêmes avantages fiscaux à l'entrée, mais leur comportement à la transmission diffère fondamentalement.
Pour un senior dont l'objectif principal est de transmettre du patrimoine, le PER assurance est presque toujours le bon choix. Pour celui qui cherche avant tout à faire fructifier un capital avec une grande liberté d'investissement, le PER compte titres peut être plus adapté. Dans tous les cas, comparer avec les autres placements adaptés aux seniors reste indispensable avant de décider.
Vous vous demandez si un PER correspond à votre situation ? Nos conseillers Skarlett, courtiers indépendants, analysent votre profil et vous orientent sans engagement vers la meilleure option.
Ouvrir un PER à un âge avancé impose de lire attentivement les conditions générales. Voici les points clés à contrôler.

Cette décision a un impact direct sur votre fiscalité et sur ce que reçoivent vos proches. Pour un senior qui ouvre un PER tardivement, l'horizon de placement est court, ce qui oriente généralement vers une sortie en capital plutôt qu'en rente.
Capital ou rente viagère pour un senior
Un point souvent ignoré : pour les seniors âgés de plus de 70 ans, les tables de mortalité utilisées pour calculer le montant de la rente viagère donnent un résultat plus favorable qu'à des âges plus jeunes. Le montant mensuel de la rente est donc proportionnellement plus élevé. Cela peut rendre la rente plus attrayante qu'on ne le croit à première vue.
Cette comparaison est l'une des plus fréquentes chez les seniors. Les deux produits sont utiles, mais ils répondent à des besoins différents. Le PER offre une déduction fiscale à l'entrée, l'assurance vie ne le fait pas. En contrepartie, l'assurance vie donne une liberté de retrait à tout moment, alors que le PER reste en principe disponible dès que vous êtes retraité.
Dans la plupart des cas, la stratégie optimale pour un senior combine les deux : un versement limité sur un PER pour capter l'économie d'impôt, et le reste sur une assurance vie pour conserver de la liquidité.
Si vous êtes déjà à la retraite au moment d'ouvrir votre PER, la question du déblocage ne se pose pas de la même façon. Les fonds sont en principe disponibles dès que vous avez atteint l'âge légal de départ à la retraite, ce qui est déjà le cas pour vous. Vous pouvez donc, en théorie, retirer votre capital très rapidement après le versement.
Cependant, retirer immédiatement les fonds annulerait l'avantage de capitalisation. Le calcul n'est rentable que si vous laissez les fonds investis suffisamment longtemps. Même quelques années font une différence. Si vous êtes titulaire d'une invalidité reconnue, consultez également notre ressource sur la retraite en cas de reconnaissance du handicap, qui peut ouvrir d'autres options de déblocage.
Vos questions fréquentes
Peut-on ouvrir un PER à 75 ans ?
Oui, la loi ne s'y oppose pas. Il suffit d'avoir 18 ans et de jouir de sa capacité juridique. En pratique, vérifiez les conditions générales de l'assureur : certains fixent un âge maximum de souscription entre 75 et 80 ans. Un courtier indépendant peut vous aider à trouver un contrat sans cette limitation.
Quel est l'intérêt d'ouvrir un PER une fois à la retraite ?
Deux intérêts principaux : réduire votre impôt sur le revenu de l'année grâce à la déduction des versements, et transmettre du patrimoine à vos proches dans des conditions fiscales plus avantageuses qu'une succession classique, en particulier si vous utilisez un PER assurance avec clause bénéficiaire.
Quels sont les frais sur un PER ouvert tardivement ?
Les frais ne dépendent pas de votre âge, mais du contrat choisi. Les principaux à surveiller sont les frais d'entrée (idéalement 0 %), les frais de gestion annuels (entre 0,5 % et 1,5 % selon les supports), et les frais d'arbitrage.
Que devient le PER au décès du titulaire après 70 ans ?
Pour un PER assurance, le capital est versé aux bénéficiaires désignés. Les versements réalisés après 70 ans sont imposables selon le droit commun des successions, après un abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires. Les gains accumulés restent exonérés des prélèvements sociaux.
Est-il préférable de garder une assurance vie ou d'ouvrir un PER ?
Les deux ne sont pas en opposition. L'assurance vie offre plus de flexibilité et de liquidité ; le PER permet une déduction fiscale immédiate. La plupart des conseillers patrimoniaux recommandent de combiner les deux selon vos objectifs : PER pour le coup fiscal, assurance vie pour la souplesse quotidienne.

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