
Comment déclarer votre Ald mutuelle en toute simplicité
Le guide pratique pour déclarer votre ALD à la mutuelle, étape par étape et sans stress.

Après 60 ans, les séances de kinésithérapie jouent souvent un rôle clé pour préserver sa mobilité, récupérer après une opération, soulager l’arthrose ou prévenir les chutes. Mais entre la prescription médicale, le remboursement de l’Assurance Maladie, la prise en charge de la mutuelle santé et le reste à charge, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Cet article vous explique simplement comment fonctionne le remboursement de la kinésithérapie et comment choisir une mutuelle senior adaptée à vos besoins de rééducation.

Le système de remboursement d'un kinésithérapeute repose sur un mécanisme simple en apparence, mais qui mérite d'être bien compris pour anticiper vos dépenses de santé.
Chaque acte de kinésithérapie est codifié selon la nomenclature officielle (NGAP). Le tarif de référence, aussi appelé BRSS (Base de Remboursement de la Sécurité Sociale), correspond au montant sur lequel l'Assurance Maladie calcule sa part.
Prenons l'exemple le plus courant : une séance de rééducation d'un membre. Son tarif conventionnel est fixé à 16,58 € en 2026.
Si votre kinésithérapeute exerce en secteur 1 (conventionné sans dépassement), vous ne paierez que le ticket modérateur et la franchise. En revanche, un praticien en secteur 2 ou non conventionné peut appliquer des honoraires libres, ce qui alourdit la facture. Vous pouvez consulter le détail des tarifs conventionnels paramédicaux sur Ameli.fr.
Pour que vos séances de kiné soient remboursées, vous devez impérativement disposer d'une ordonnance de kinésithérapie délivrée par votre médecin. C'est une condition non négociable du parcours de soins coordonnés.
Sans prescription, l'Assurance Maladie ne prend rien en charge. Et si vous n'avez pas pris le soin de déclarer votre médecin traitant, vos remboursements seront minorés de manière significative.
Au-delà de 10 séances (pour certains actes), votre kinésithérapeute peut être tenu de formuler une demande d'entente préalable auprès de la Sécurité sociale. Votre praticien gère cette formalité, mais pensez à vérifier que cette démarche a bien été effectuée.
À chaque acte paramédical, une franchise médicale de 0,50 € est automatiquement déduite de votre remboursement. Ce montant, plafonné à 50 € par an, n'est couvert ni par l'Assurance Maladie, ni par votre mutuelle.
Sur une série de 15 séances, cela représente 7,50 € supplémentaires à votre charge. C'est un détail souvent méconnu : pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la franchise médicale et son fonctionnement.
Si votre kinésithérapeute exerce en secteur 1 (conventionné sans dépassement), vous ne paierez que le ticket modérateur et la franchise. En revanche, un praticien en secteur 2 ou non conventionné peut appliquer des honoraires libres, ce qui alourdit la facture. Vous pouvez consulter le détail des tarifs conventionnels paramédicaux sur Ameli.fr.
Pour que vos séances de kiné soient remboursées, vous devez impérativement disposer d'une ordonnance de kinésithérapie délivrée par votre médecin. C'est une condition non négociable du parcours de soins coordonnés.
Sans prescription, l'Assurance Maladie ne prend rien en charge. Et si vous n'avez pas pris le soin de déclarer votre médecin traitant, vos remboursements seront minorés de manière significative.
Dans certaines situations, la Sécurité sociale prend en charge vos séances de rééducation à 100 % du tarif conventionnel. Le ticket modérateur est alors supprimé.
Si vous êtes reconnu en Affection de Longue Durée (ALD), vos soins de kinésithérapie en rapport avec votre pathologie sont exonérés du ticket modérateur. C'est le cas notamment pour :
Cette exonération couvre également les suites d'interventions chirurgicales lourdes (prothèse de hanche, du genou, etc.) pendant la période de rééducation post-opératoire.
La réforme ALD prévue en 2026 pourrait modifier certains critères d'éligibilité. Nous vous recommandons de suivre ces évolutions de près. Vous pouvez aussi consulter vos droits en matière d'ALD sur Service-public.fr.
Attention : même avec une prise en charge à 100 %, les éventuels dépassements d'honoraires et la franchise médicale restent à votre charge.

La Sécurité sociale ne couvre qu'une partie de vos frais de rééducation. C'est précisément là qu'une complémentaire santé bien choisie fait toute la différence.
Avec une mutuelle santé senior, le ticket modérateur de 40 % est couvert intégralement. Sur notre exemple à 16,58 €, cela signifie que les 6,63 € restants sont pris en charge par votre complémentaire.
Sur 15 séances, cela représente près de 100 € d'économies. Et pour certains seniors suivant des traitements de rééducation sur plusieurs mois, l'addition peut monter bien plus haut. Pour mieux comprendre ce mécanisme, consultez notre guide sur le reste à charge en mutuelle senior.
De plus en plus de kinésithérapeutes, notamment en zone urbaine ou pour des actes spécialisés, pratiquent des dépassements d'honoraires. Ces montants supplémentaires ne sont jamais remboursés par l'Assurance Maladie.
C'est votre mutuelle qui intervient, selon le niveau de garantie souscrit :
Si votre kinésithérapeute facture 25 € la séance (soit 8,42 € de dépassement), une garantie à 150 % suffira à couvrir l'essentiel. Pour en savoir plus, consultez notre page sur les dépassements d'honoraires et leur couverture mutuelle.
Les kinésithérapeutes conventionnés en secteur 1 appliquent les tarifs officiels de la Sécurité sociale, sans dépassements. En secteur 2, les honoraires sont libres.
Par analogie avec les médecins, certains praticiens adhèrent à des dispositifs de modération tarifaire. Choisir un professionnel engagé dans ce type de démarche limitera votre reste à charge. Découvrez le fonctionnement de l'OPTAM et du DPTAM pour mieux orienter vos choix.
Lorsque la mobilité devient un obstacle, la kinésithérapie à domicile représente une solution précieuse. Mais d'autres pratiques, souvent confondues avec la kiné conventionnelle, obéissent à des règles de remboursement très différentes.
Si votre médecin prescrit des soins de rééducation avec la mention « à domicile », votre kinésithérapeute peut se déplacer chez vous. Ce déplacement donne lieu à deux indemnités :
Ces indemnités sont prises en charge à 60 % par l'Assurance Maladie et le complément est couvert par votre mutuelle, dans les mêmes conditions que la séance elle-même.
Le cas de Marie, 68 ans : opérée de la hanche, Marie a besoin de 15 séances de rééducation à domicile. Chaque séance comprend l'acte de kinésithérapie (16,58 €) et l'IFD (2,50 €). Grâce à sa mutuelle senior, Marie ne débourse que la franchise médicale sur chaque séance, soit 7,50 € au total pour l'ensemble de son programme de rééducation. Sans complémentaire santé, son reste à charge aurait dépassé 140 €.
On parle souvent de physiothérapie pour désigner des soins comme les ultrasons, l’électrothérapie, les massages thérapeutiques, la rééducation en balnéothérapie ou certains exercices de réadaptation.
Mais attention : pour être remboursée, une séance de physiothérapie doit généralement s’inscrire dans un acte de kinésithérapie prescrit par un médecin et réalisé par un masseur-kinésithérapeute conventionné. Autrement dit, ce n’est pas le mot “physiothérapie” qui déclenche le remboursement, mais bien le cadre médical dans lequel le soin est pratiqué.
Lorsque la physiothérapie fait partie d’un programme de rééducation prescrit, elle est prise en charge comme une séance de kinésithérapie classique : l’Assurance Maladie rembourse une partie du tarif conventionnel, puis votre mutuelle santé peut compléter le remboursement selon votre contrat. Une franchise médicale s’applique aussi aux actes paramédicaux et reste en principe à votre charge, même avec une bonne complémentaire santé.
En revanche, si vous consultez un praticien hors parcours médical, sans ordonnance, ou pour une pratique assimilée au bien-être, la Sécurité sociale ne rembourse généralement pas la séance. Dans ce cas, certaines mutuelles senior peuvent proposer un forfait “médecines douces” ou “soins de confort”, mais les montants varient fortement d’un contrat à l’autre. Oui, encore une ligne minuscule dans les garanties… mais qui peut faire une vraie différence quand les séances se répètent.
Pour les seniors qui suivent plusieurs séances de rééducation après une opération, une chute, une douleur articulaire ou une perte de mobilité, cette vérification peut éviter un reste à charge inutile. Une mutuelle senior adaptée doit donc bien couvrir les soins de kinésithérapie, mais aussi les actes de physiothérapie lorsqu’ils sont intégrés au parcours de soins.

Après 60 ans, les motifs de consultation en kinésithérapie sont nombreux et souvent récurrents :
Ces besoins impliquent souvent des séries de séances longues, parfois sur plusieurs mois. C'est pourquoi le choix d'une couverture mutuelle adaptée n'est pas un luxe, mais une nécessité pour protéger votre budget santé.
Chez Skarlett, nous sommes courtiers en assurance. Notre rôle est de comparer pour vous les offres de complémentaire santé de nombreux assureurs, en tenant compte de vos besoins réels : fréquence des séances de kiné, dépassements d'honoraires de vos praticiens, soins à domicile éventuels.
Nos conseillers spécialisés dans la mutuelle senior vous aident à :
Vous souhaitez vérifier si votre contrat actuel couvre bien vos besoins en rééducation ?
Nos conseillers Skarlett comparent gratuitement les offres pour vous. Demandez votre devis personnalisé en quelques minutes et obtenez une réponse claire, sans engagement.

Oui, tout à fait. Votre médecin peut vous prescrire simultanément des séances de kinésithérapie et des médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires. Les deux sont remboursés de manière indépendante par l'Assurance Maladie et votre mutuelle, chacun selon ses propres règles. Pour en savoir plus sur la couverture de vos traitements, consultez notre page sur le remboursement des médicaments.
Non, les règles de prise en charge diffèrent. Depuis le dispositif MonParcoursPsy, certaines consultations chez un psychologue conventionné sont remboursées, mais dans un cadre distinct de la kinésithérapie. Le nombre de séances prises en charge est limité, et les conditions d'accès sont spécifiques. Nous détaillons ce sujet dans notre guide sur le remboursement des consultations psychologiques.
Le tiers-payant vous dispense d'avancer les frais lors de votre séance. La plupart des kinésithérapeutes conventionnés en secteur 1 le pratiquent sur la part Sécurité sociale. Pour la part complémentaire, il suffit généralement de présenter votre carte de tiers-payant (ou carte mutuelle). Pensez à vérifier auprès de votre praticien et de votre mutuelle que ce dispositif est bien activé pour éviter toute avance de frais inutile.
Oui, lorsqu’elle est prescrite par un médecin et réalisée dans le cadre d’un acte de kinésithérapie par un professionnel conventionné. Sans prescription ou hors parcours de soins, la prise en charge par l’Assurance Maladie est généralement impossible ; seule une mutuelle peut éventuellement proposer un forfait selon le contrat.
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