
Donation au dernier vivant : mode d’emploi pour protéger son conjoint et optimiser sa succession
Faire une donation avec 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit c'est possible ! On vous explique tout !
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
En cas de démembrement de propriété, c'est l'usufruitier qui reçoit l'avis de taxe foncière et qui en est le redevable légal envers l'administration fiscale — pas le nu-propriétaire. Cette règle, fixée par l'article 1400 du Code général des impôts, ne varie pas selon les conventions privées entre les parties. Ce guide détaille cette règle, ses exceptions, et les cas d'exonération à connaître.

Quand un bien est démembré, deux personnes se partagent les droits de propriété : l'usufruitier détient l'usage et les revenus du bien, le nu-propriétaire détient le droit d'en disposer.
L'usufruitier dispose de deux droits : vivre dans le bien (usus) et en percevoir les revenus, notamment en le louant (fructus). Le nu-propriétaire, lui, détient l'abusus : le droit de disposer du bien, par exemple le vendre.
Un bien peut être démembré lors d'une succession (un conjoint survivant hérite de l'usufruit, les enfants de la nue-propriété), d'une donation (des parents conservent l'usufruit et donnent la nue-propriété), ou d'une vente en démembrement (le vendeur cède la nue-propriété tout en conservant l'usufruit, à vie ou pour une durée déterminée).
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La taxe foncière est un impôt local annuel dû par le propriétaire d'un bien immobilier au 1er janvier de l'année d'imposition, calculé sur la valeur cadastrale du bien et des taux fixés par les collectivités locales.
Le montant varie fortement d'une commune à l'autre selon les taux votés localement ; à titre indicatif, il se situe le plus souvent entre quelques centaines et plus d'un millier d'euros par an selon le type de bien et sa localisation — un montant précis ne peut être donné qu'au cas par cas, en consultant l'avis d'imposition ou le site impots.gouv.fr.
C'est l'usufruitier qui est légalement redevable de la taxe foncière, pas le nu-propriétaire — cette règle est fixée par l'article 1400, II du Code général des impôts.
Le raisonnement : la taxe foncière étant assise sur les revenus potentiels du bien, elle doit être supportée par celui qui a la jouissance effective du bien — c'est-à-dire l'usufruitier, et non le nu-propriétaire qui ne peut ni y vivre ni en percevoir les loyers.
Une convention privée entre usufruitier et nu-propriétaire peut organiser un remboursement entre eux, mais elle ne change jamais le nom qui figure sur l'avis d'imposition envoyé par l'administration fiscale — celui-ci reste toujours celui de l'usufruitier.
Autrement dit, cette convention règle uniquement qui supporte économiquement la charge en dernier ressort entre les deux parties, pas qui reçoit l'avis d'imposition. Une telle convention, si elle est mise en place, est généralement rédigée par un notaire et précise l'identité des parties, la description du bien, la durée du démembrement, et les modalités de remboursement.
L'usufruitier, comme tout propriétaire, peut être exonéré de taxe foncière selon sa situation personnelle ou les caractéristiques du bien.
Non, le nu-propriétaire n'est pas solidaire de l'usufruitier pour le paiement de cet impôt : l'administration ne peut se retourner que contre l'usufruitier, seul redevable légal.
Non, il faut que le revenu fiscal de référence de l'usufruitier ne dépasse pas le plafond fixé chaque année, et que le bien soit sa résidence principale ou secondaire selon les conditions en vigueur — un contrôle par l'administration reste possible.
La taxe foncière reste due par la personne qui était usufruitier (ou propriétaire) au 1er janvier de l'année d'imposition, quelle que soit l'évolution de la situation en cours d'année.
Oui : la qualité d'usufruitier suffit à le rendre redevable légal, indépendamment de l'usage qu'il fait du bien (occupation personnelle ou location).
Non, l'article 1400 II du CGI ne le permet pas : seul un accord de remboursement privé entre les parties peut redistribuer la charge économique, jamais le nom figurant sur l'avis d'imposition.
Sources officielles : Code général des impôts, article 1400 (débiteur de la taxe foncière) et articles 1390 et suivants (exonérations), via Légifrance et BOFiP
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé.
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