
Donation au dernier vivant : mode d’emploi pour protéger son conjoint et optimiser sa succession
Faire une donation avec 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit c'est possible ! On vous explique tout !
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
La convention de quasi-usufruit organise par écrit les droits et obligations de l'usufruitier et du nu-propriétaire sur une somme d'argent ou des valeurs mobilières, et formalise la créance de restitution due au décès de l'usufruitier. Longtemps recommandée pour réduire les droits de succession, elle a vu son intérêt fiscal fortement réduit depuis le 29 décembre 2023 : la créance issue d'une convention n'est désormais plus systématiquement déductible. Ce guide explique ce qui reste pertinent dans cette convention aujourd'hui.

Le quasi-usufruit s'applique aux biens qui se consomment par l'usage — typiquement de l'argent — et permet à l'usufruitier de les utiliser librement, à charge d'en restituer l'équivalent au nu-propriétaire à la fin de l'usufruit.
Ce mécanisme, encadré par l'article 587 du Code civil, se distingue de l'usufruit classique (qui porte sur un bien à restituer intact, comme une maison) : ici, le bien est "consommé", et sa restitution se fait sous forme d'une somme équivalente, prélevée sur la succession de l'usufruitier à son décès.
Trois cas principaux : le décès du conjoint (usufruit légal), la donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit, ou la vente en démembrement d'un bien.
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Une convention permet de sécuriser juridiquement les droits du nu-propriétaire, en fixant précisément l'objet, le montant, et les modalités de restitution du quasi-usufruit — même si son intérêt fiscal a été réduit depuis 2024.
Sans convention, les héritiers du nu-propriétaire peuvent avoir des difficultés à prouver l'existence et le montant exact de la créance au décès de l'usufruitier, ce qui peut générer des conflits familiaux évitables.
Le quasi-usufruit légal se déclenche automatiquement par la loi (par exemple pour un conjoint survivant héritant de sommes d'argent) ; le quasi-usufruit conventionnel résulte d'un accord explicite entre les parties, par exemple lors d'une donation ou de la vente d'un bien démembré. Cette distinction est devenue essentielle depuis 2024 pour la question de la déductibilité fiscale (voir plus bas).
Une convention type précise l'objet du quasi-usufruit, les droits d'usage de l'usufruitier, et les modalités de restitution au nu-propriétaire.
Plus systématiquement depuis le 29 décembre 2023 : l'article 774 bis du CGI limite la déductibilité de la créance pour les quasi-usufruits conventionnels — seul le quasi-usufruit légal reste pleinement déductible dans les conditions antérieures.
Concrètement, si vous mettez en place une convention de quasi-usufruit avec vos enfants (par exemple à l'occasion d'une donation ou de la vente d'un bien dont vous conservez l'usufruit), la dette de restitution qui en résulte n'est en principe plus déductible de votre succession, sauf exceptions limitées (notamment certaines indemnités d'expropriation ou d'assurance). C'est l'inverse pour un quasi-usufruit légal, comme celui d'un conjoint survivant recevant l'usufruit de sommes d'argent en application des règles de succession : la créance reste déductible.
Ce que ça change concrètement : avant de mettre en place une convention dans un objectif principalement fiscal, il est indispensable de vérifier avec un notaire si votre situation relève encore des rares exceptions, ou si l'avantage recherché a disparu avec cette réforme.

Deux options existent : soit le prix se répartit directement entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème fiscal de l'usufruit, soit l'usufruitier reçoit tout le prix via une convention de quasi-usufruit, à charge de restitution à son décès.
C'est l'option par défaut, sans disposition particulière : le prix de vente se partage entre l'usufruitier et les nus-propriétaires selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.
L'usufruitier peut recevoir l'intégralité du prix de vente, à condition qu'une convention de quasi-usufruit organise la restitution de cette somme aux nus-propriétaires à son décès. C'est souvent utile quand l'usufruitier (par exemple un parent survivant) a besoin de disposer librement des fonds de son vivant, tout en préservant les droits de ses enfants sur le long terme.
Non, elle reste utile pour sécuriser juridiquement les droits du nu-propriétaire et prévenir les conflits familiaux — c'est son avantage fiscal automatique qui a disparu pour les conventions, pas son utilité juridique.
Oui : la limite de déductibilité s'applique aux successions ouvertes depuis le 29 décembre 2023, quelle que soit la date de signature de la convention.
Un notaire, pour garantir sa validité juridique et anticiper les difficultés de preuve ou de restitution au moment de la succession.
Les nus-propriétaires disposent d'une créance sur la succession ; si celle-ci est insuffisante, ils risquent de ne pas récupérer l'intégralité du montant — d'où l'intérêt de prévoir des garanties dans la convention.
Non, il s'applique automatiquement par la loi, mais une convention peut tout de même être utile pour préciser les modalités pratiques et éviter les litiges entre le conjoint et les enfants.
Sources officielles : Code civil, article 587 (définition du quasi-usufruit) · Code général des impôts, article 774 bis (limitation de la déductibilité depuis le 29 décembre 2023) et article 669 (barème fiscal de l'usufruit) — via Légifrance
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute mise en place d'une convention de quasi-usufruit, l'accompagnement d'un notaire est indispensable.

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