
Emploi des seniors en 2026 : la grande transformation commence maintenant
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Le Plan Épargne Retraite (PER) pourrait perdre l'un de ses atouts les plus prisés des seniors fortunés dès 2026. Alors que ce produit d'épargne s'était imposé comme l'outil patrimonial incontournable pour optimiser sa transmission, le gouvernement envisage sérieusement de supprimer l'avantage fiscal sur les versements effectués après 70 ans. Une révolution qui bouleverse les stratégies patrimoniales de milliers de retraités français et génère une vague d'inquiétude dans les cabinets de gestion de patrimoine.

Jusqu'à présent, le Plan Épargne Retraite offrait un double avantage fiscal particulièrement attractif. D'une part, les versements effectués avant 70 ans sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel. D'autre part, en cas de décès, les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés bénéficient d'un abattement de 152 500€ par bénéficiaire pour les sommes versées avant 70 ans.
Pour les versements réalisés après 70 ans, le mécanisme diffère : si les sommes versées ne sont plus déductibles fiscalement, les plus-values générées échappent totalement aux droits de succession, seuls 30 500€ de capital versé étant exonérés. Cette niche fiscale permettait ainsi aux seniors aisés de transmettre un capital significatif hors succession, tout en continuant à faire fructifier leur épargne dans un cadre sécurisé.
Le ministère de l'Économie et des Finances pointe du doigt une "optimisation fiscale excessive" qui profiterait principalement aux patrimoines les plus élevés. Selon Bercy, environ 15% des détenteurs de PER concentrent près de 60% des encours totaux, avec des stratégies de versements massifs après 70 ans visant exclusivement la transmission hors droits de succession.
Face à un besoin de recettes fiscales estimé à 2,5 milliards d'euros sur la période 2026-2028, le gouvernement cherche à rationaliser les niches fiscales jugées inéquitables. La suppression de l'avantage fiscal du PER après 70 ans figure parmi les pistes prioritaires du projet de loi de finances rectificative 2026.

L'hypothèse la plus radicale consisterait à soumettre intégralement les capitaux transmis via un PER aux droits de succession classiques, quelle que soit la date des versements. Dans ce cas, l'avantage successoral du PER disparaîtrait complètement pour les versements post-70 ans, alignant la fiscalité sur celle d'un compte-titres ordinaire.
Cette mesure pénaliserait fortement les stratégies patrimoniales actuelles et rendrait le PER beaucoup moins attractif comme outil de transmission pour les seniors fortunés. Les bénéficiaires devraient alors s'acquitter des droits de succession selon le barème progressif, pouvant atteindre 45% pour les montants les plus élevés en ligne directe.
Une option intermédiaire, évoquée par plusieurs amendements parlementaires, propose de maintenir un abattement mais fortement réduit : de 152 500€ actuellement, il passerait à 30 500€ maximum, quel que soit l'âge des versements. Cette harmonisation à la baisse viserait à limiter l'effet d'aubaine tout en préservant partiellement l'intérêt du PER pour la transmission de montants modérés.
Tableau comparatif : Fiscalité de la transmission selon les scénarios 2026
Selon les informations parlementaires, la réforme pourrait être votée dans le cadre du budget 2026 avec une application dès le 1er janvier 2026. Toutefois, une période de transition est envisagée pour les PER ouverts avant cette date, permettant un ajustement progressif sur 2 à 3 ans. Les épargnants qui ont effectué des versements massifs après 70 ans en 2024 et 2025 pourraient ainsi voir leurs stratégies partiellement préservées, sous réserve d'un mécanisme de droits acquis encore en discussion.
Face à cette réforme annoncée, l'assurance-vie pourrait redevenir le placement privilégié pour la transmission après 70 ans. Bien que les versements effectués après cet âge soient également soumis à droits de succession après un abattement global de 30 500€, les plus-values générées restent totalement exonérées. De plus, contrairement au PER qui impose une sortie en rente ou en capital à la retraite, l'assurance-vie offre une liquidité permanente et une fiscalité attractive sur les rachats du vivant du souscripteur.
Pour les couples souhaitant optimiser leur épargne retraite, le croisement des contrats d'assurance-vie permet de maximiser les abattements et de sécuriser la transmission au conjoint survivant, totalement exonéré de droits.
Plutôt que d'attendre 70 ans pour transmettre via un PER ou une assurance-vie, les donations en pleine propriété ou en démembrement constituent une alternative puissante. Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000€ tous les 15 ans à chacun de ses enfants sans fiscalité, abattement cumulable avec d'autres dispositifs spécifiques (don familial de sommes d'argent, donation de parts de société).
Le démembrement de propriété permet également de transmettre la nue-propriété d'un bien tout en conservant l'usufruit, réduisant considérablement la base taxable tout en maintenant les revenus du vivant du donateur.
La fenêtre d'opportunité se referme potentiellement en 2026. Les seniors qui n'ont pas encore atteint 70 ans ont donc tout intérêt à maximiser leurs versements sur leur PER dès 2025 pour profiter pleinement de l'abattement de 152 500€ par bénéficiaire. Cette stratégie nécessite toutefois une capacité d'épargne immédiate et une anticipation précise de ses besoins de liquidité future.
Attention : le PER reste bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé limités), ce qui peut poser problème en cas de besoin urgent de trésorerie. La question de la clôture automatique du PER à la retraite mérite également d'être anticipée pour éviter les mauvaises surprises fiscales.
Les principaux perdants de cette réforme seront les retraités aisés ayant misé sur le PER comme outil de transmission patrimoniale après 70 ans. Les chefs d'entreprise, professions libérales et cadres supérieurs qui ont accumulé des encours significatifs (supérieurs à 500 000€) verront leur stratégie de transmission bouleversée.
En revanche, les épargnants modestes qui utilisent le PER principalement pour se constituer un complément de revenus à la retraite ne seront que marginalement impactés, la dimension transmission étant secondaire dans leur cas.
Tableau : Impact de la réforme selon les profils d'épargnants
Paradoxalement, l'annonce de cette réforme pourrait générer un afflux massif de versements sur les PER en fin d'année 2025, créant un "effet d'aubaine inversé". Les épargnants se précipitant pour profiter une dernière fois de l'avantage fiscal avant son éventuelle disparition. Les assureurs et gestionnaires de patrimoine anticipent déjà une hausse de 40 à 60% des souscriptions de PER au dernier trimestre 2025.
Cette ruée pourrait d'ailleurs conduire le gouvernement à avancer la date d'application de la réforme ou à prévoir des clauses anti-abus pour limiter les versements massifs de dernière minute.

Au-delà des stratégies patrimoniales, les seniors doivent également sécuriser leur protection santé, qui représente souvent le poste de dépense le plus imprévisible après 70 ans. Entre hospitalisations, soins dentaires, optique et audiologie, les frais de santé explosent avec l'âge, pouvant rapidement éroder le capital péniblement constitué.
Chez Skarlett, courtier spécialisé en assurance, nous accompagnons les seniors dans le choix d'une mutuelle adaptée à leurs besoins spécifiques et à leur budget. Une couverture santé performante permet non seulement de préserver son niveau de vie, mais aussi de protéger le capital destiné à la transmission familiale. Car à quoi bon optimiser sa fiscalité successorale si des frais médicaux imprévus viennent entamer le patrimoine que vous souhaitez léguer ?
Face aux évolutions réglementaires permanentes, la gestion patrimoniale après 60 ans nécessite une révision régulière de sa stratégie. L'accompagnement par un professionnel devient indispensable pour naviguer entre les différents produits (PER, assurance-vie, donation, démembrement) et optimiser sa transmission en fonction des dernières dispositions fiscales.
Skarlett, en tant que courtier indépendant, peut vous orienter vers les meilleurs partenaires en gestion de patrimoine pour élaborer une stratégie globale cohérente, articulant épargne retraite, transmission et protection santé.
La réforme 2026 du PER marque un tournant majeur dans la fiscalité de la transmission patrimoniale en France. Si les contours définitifs de cette réforme restent à préciser, une certitude s'impose : l'âge d'or du PER comme outil d'optimisation successorale touche probablement à sa fin. Les épargnants seniors qui envisageaient des versements massifs après 70 ans doivent impérativement reconsidérer leur stratégie dès maintenant.
L'année 2025 constitue une fenêtre d'opportunité critique pour maximiser les versements avant 70 ans ou explorer des alternatives comme l'assurance-vie et la donation anticipée. Dans tous les cas, l'anticipation et l'accompagnement professionnel deviennent les clés d'une transmission patrimoniale réussie dans ce nouveau contexte fiscal.

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