
Donation au dernier vivant : mode d’emploi pour protéger son conjoint et optimiser sa succession
Faire une donation avec 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit c'est possible ! On vous explique tout !
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
Oui, un usufruit peut prendre fin, mais seulement dans 6 situations précises prévues par le Code civil : le décès de l'usufruitier, l'expiration du terme fixé, la consolidation, le non-usage pendant 30 ans, la perte totale du bien, ou un abus de jouissance constaté en justice.
En dehors de ces cas, il n'existe pas de moyen de "casser" un usufruit de façon unilatérale, à moins de négocier un accord avec l'usufruitier (cession, abandon). Ce guide détaille chaque mécanisme.

L'usufruit est un droit réel qui permet à une personne, l'usufruitier, d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus, sans en être pleinement propriétaire.
Le droit de propriété se décompose en trois attributs :
L'usufruitier détient l'usus et le fructus : il peut vivre dans le bien ou le louer, mais ne peut pas le vendre. C'est le nu-propriétaire qui détient l'abusus.
👉 Tout savoir sur l'usufruit · Comprendre la donation d'usufruit

On devient usufruitier principalement dans trois situations : à la suite d'une succession, par une donation, ou en vendant soi-même son bien en démembrement — et dans tous les cas, un passage devant notaire est nécessaire.
Le plus souvent, un conjoint survivant devient usufruitier du bien immobilier du défunt, en totalité ou sur une partie de la succession, selon la situation familiale et les choix du défunt.
👉 Usufruit du conjoint survivant : comment ça fonctionne ?
Des parents peuvent transmettre la nue-propriété de leur bien à leurs enfants tout en conservant l'usufruit, pour optimiser fiscalement leur transmission.
Le vendeur peut céder la nue-propriété de son bien à un acheteur tout en conservant l'usufruit, pour une durée déterminée ou à vie.
Oui, un usufruitier peut donner ou vendre son usufruit à un tiers, par acte notarié.
Les meubles appartiennent à celui qui les a achetés, indépendamment du statut d'usufruitier ou de nu-propriétaire sur le bien immobilier lui-même.
Le nu-propriétaire reste propriétaire des murs, l'usufruitier en a l'usage et la jouissance. Pour les meubles présents dans le logement, la propriété dépend uniquement des modalités de leur acquisition — pas du démembrement du bien immobilier.
👉 Le détail complet sur les meubles en usufruit
L'usufruitier prend en charge l'entretien courant et les charges usuelles, le nu-propriétaire prend en charge les grosses réparations structurelles.
Le quasi-usufruit s'applique aux biens qui se consomment par l'usage (typiquement une somme d'argent) : l'usufruitier peut librement dépenser la somme, à charge de la restituer à l'extinction de l'usufruit.
Ce mécanisme entraîne des conséquences fiscales et patrimoniales spécifiques, notamment via une créance de restitution due par l'usufruitier (ou sa succession) au nu-propriétaire.
👉 Tout savoir sur le quasi-usufruit
Oui, mais uniquement dans 6 situations prévues par les articles 617 et 618 du Code civil — il n'existe pas de moyen de mettre fin à un usufruit en dehors de ces cas, sauf accord avec l'usufruitier.
En dehors de ces 6 cas, la seule façon de mettre fin à un usufruit avant terme est d'obtenir l'accord de l'usufruitier, via une cession ou un abandon (voir section suivante).

L'abandon d'usufruit consiste, pour l'usufruitier, à renoncer volontairement à ses droits par acte notarié — souvent pour transmettre le bien à ses enfants ou réduire son assiette taxable à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI).
La renonciation nécessite un acte notarié signé par l'usufruitier. Cette opération peut entraîner des frais de mutation, et si elle s'inscrit dans le cadre d'une donation, des droits de donation peuvent également être dus.
En renonçant à son usufruit, l'usufruitier perd tous ses droits sur le bien : il ne peut plus y vivre, le louer, ni en percevoir les revenus. En contrepartie, il est libéré de toutes ses obligations (entretien, réparations, taxe foncière).
Non, sauf décision de justice en cas d'abus de jouissance avéré (dégradations, défaut d'entretien). En dehors de ce cas, la renonciation est toujours volontaire.
Oui, il faut une inactivité complète de l'usufruitier — aucun usage du bien ni perception de revenus — pendant 30 années consécutives. Le moindre acte d'usage interrompt ce délai.
L'usufruit s'éteint avec la perte totale du bien. Si une assurance indemnise la destruction, la répartition de l'indemnité entre usufruitier et nu-propriétaire suit en général les règles du quasi-usufruit sur la somme perçue.
Oui, si l'usufruitier accepte de céder son usufruit à titre onéreux — c'est une vente comme une autre, à formaliser par acte notarié.
Souvent oui, car l'usufruitier est en principe redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété du bien (sauf exceptions). Renoncer à l'usufruit peut donc sortir le bien de son assiette taxable, mais chaque situation mérite une analyse personnalisée.
L'usufruitier, par convention d'usage fondée sur l'article 608 du Code civil, même si le nu-propriétaire reste le redevable légal vis-à-vis de l'administration fiscale.
Sources officielles : Code civil, articles 608, 617, 618 et 619 (charges de l'usufruit et causes d'extinction), via Légifrance
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute question spécifique, l'accompagnement d'un notaire est recommandé.


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