
Usufruit et succession : comment protéger vos proches et optimiser votre patrimoine en 2026 ?
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Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
Les droits de mutation sont une taxe versée à l'État et aux collectivités locales dès qu'un bien immobilier change de propriétaire, que ce soit par achat, donation ou succession. Leur montant varie fortement selon le type d'opération et, pour les donations et successions, selon le lien de parenté avec la personne qui transmet. Ce guide détaille les taux applicables, la méthode de calcul exacte — souvent mal comprise, y compris sur de nombreux sites — et les leviers pour réduire la facture.

Un droit de mutation est une taxe perçue par l'État et les collectivités locales lorsqu'un bien immobilier change de propriétaire, que ce soit par vente, donation ou succession.
Ils sont parfois appelés "frais de notaire", bien que la majeure partie de cette somme (environ 80 %) parte directement aux collectivités locales et à l'État, et non au notaire lui-même.
Cinq situations principales : l'achat immobilier, la succession, la donation, le partage entre héritiers ou ex-conjoints, et l'apport d'un bien à une société (SCI).
La mutation à titre onéreux correspond à un achat (vous payez un prix) ; la mutation à titre gratuit correspond à une donation ou une succession (vous recevez le bien sans contrepartie financière) — et les droits à payer suivent des règles totalement différentes dans les deux cas.
Pour un achat, les droits représentent un taux quasi fixe autour de 5,80 % du prix dans l'ancien. Pour une donation ou une succession, le montant dépend de la valeur du bien et du lien de parenté, avec des abattements qui peuvent considérablement alléger la facture entre parents et enfants.
Le calcul suit six étapes : déterminer la valeur du bien, identifier le type de mutation, appliquer le barème légal, déduire les abattements, ajouter les taxes annexes, puis vérifier les exonérations éventuelles.
Le lien de parenté déterminine à la fois le montant de l'abattement fiscal et le taux d'imposition appliqué sur la part restante — un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 €, un neveu seulement de 7 967 €, avec des taux qui grimpent jusqu'à 60 % pour un non-parent.
Pour une transmission en ligne directe (parent-enfant) ou entre frères et sœurs, le barème est progressif par tranches — chaque tranche de la base imposable est taxée à un taux différent, ce qui donne un résultat très différent d'un simple taux unique appliqué sur toute la somme, conformément à l'article 777 du Code général des impôts.
Pour les frères et sœurs, le barème est plus simple : 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà. Pour les autres liens (oncle/tante, neveu/nièce jusqu'au 4ᵉ degré), un taux unique de 55 % s'applique directement sur la base imposable. Au-delà du 4ᵉ degré ou sans lien de parenté, le taux unique grimpe à 60 %.
Donation de 300 000 € à un enfant (abattement de 100 000 €, base imposable de 200 000 €) :
Donation de 200 000 € à un enfant (abattement de 100 000 €, base imposable de 100 000 €) :
Succession de 300 000 € à un frère ou une sœur (abattement de 15 932 €, base imposable de 284 068 €) :
Succession de 100 000 € à un neveu ou une nièce (abattement de 7 967 €, taux unique de 55 %) :
Comptez environ 5,80 % du prix dans l'ancien, contre 2 à 3 % pour un logement neuf de moins de 5 ans, l'État réduisant les droits pour encourager l'achat de biens récents.
La part départementale s'élève le plus souvent à 4,50 % (le taux maximal autorisé, appliqué par la grande majorité des départements), la part communale à 1,20 %, et une fraction de 2,37 % de la part départementale revient à l'État au titre des frais d'assiette et de recouvrement.
Quelques départements (l'Indre et Mayotte notamment) ont choisi de ne pas appliquer le taux maximal et restent à un taux départemental plus bas, autour de 3,80 % — ce qui explique un total légèrement inférieur à 5,80 % dans ces territoires précis.
Oui : le conjoint survivant ou le partenaire de PACS est totalement exonéré en cas de succession, les personnes en situation de handicap bénéficient d'un abattement spécifique de 159 325 €, et certaines donations de terrains à bâtir peuvent être exonérées sous conditions.
Trois leviers principaux : le démembrement de propriété, la création d'une SCI pour transmettre progressivement des parts, et la donation avant-vente dans certaines situations.
Un logement neuf de moins de 5 ans bénéficie de droits réduits (2 à 3 %) par rapport à l'ancien (5,80 %), tandis que les parts de SCPI et les terrains à bâtir suivent des règles spécifiques qui leur sont propres.
Sur un même budget de 250 000 €, l'écart entre ancien et neuf peut représenter plusieurs milliers d'euros de différence sur les droits de mutation seuls. Les parts de SCPI, elles, supportent des droits d'enregistrement de 5 % sur le montant investi, sauf si elles sont souscrites via un contrat d'assurance vie.
C'est l'acheteur qui les règle, au moment de la signature de l'acte chez le notaire.
Non : le barème est progressif par tranches pour une transmission en ligne directe ou entre frères et sœurs — chaque tranche de la base imposable est taxée à un taux différent, ce qui donne un résultat très différent d'un taux unique appliqué sur l'ensemble de la somme.
Oui, l'exonération totale ne concerne que la succession — une donation entre époux reste soumise aux droits de donation classiques, avec un abattement spécifique de 80 724 € entre époux ou partenaires de PACS.
Oui, une SCI permet de donner progressivement des parts en profitant des abattements renouvelables tous les 15 ans, plutôt que de transmettre le bien en une seule fois.
Oui, les droits sont réduits à 2-3 % pour un logement neuf de moins de 5 ans, contre environ 5,80 % dans l'ancien — une différence de plusieurs milliers d'euros sur un achat courant.
Non, il s'applique uniquement sur la base imposable, c'est-à-dire après déduction de l'abattement applicable (1 594 € en l'absence de lien de parenté reconnu).
Sources officielles : Code général des impôts, articles 777 (barème des droits de donation et succession en ligne directe et entre frères et sœurs), 779 (abattements) et 750 ter (règles de territorialité) — via Légifrance
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute transmission de patrimoine, l'accompagnement d'un notaire est recommandé.
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