
Donation au dernier vivant : mode d’emploi pour protéger son conjoint et optimiser sa succession
Faire une donation avec 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit c'est possible ! On vous explique tout !

L’usufruit successif, ça peut sembler compliqué… mais c’est en réalité un outil malin pour protéger vos proches et optimiser votre succession.
Dans cet article, Skarlett vous explique simplement : comment ça marche, combien ça coûte en fiscalité, et surtout comment en tirer profit pour transmettre votre patrimoine sans mauvaises surprises.

L’usufruit successif est une forme particulière d’usufruit où plusieurs usufruitiers sont désignés successivement.
👉 Concrètement, à la fin de l’usufruit d’une première personne (souvent au décès), le droit d’usufruit est transféré à une autre personne, appelée usufruitier successif.
➡️ Cela permet d’organiser la protection d’un conjoint tout en préparant la transmission aux enfants.
Un usufruitier détient deux des trois droits de propriété sur un bien :

L’usufruit successif est très souple et peut être utilisé dans de nombreux contextes :
👉 Chez Skarlett Immobilier, nous accompagnons les familles pour identifier le bon cas d’usage et mettre en place la stratégie adaptée, en lien avec vos notaires et partenaires patrimoniaux.
La fiscalité de l’usufruit successif est particulière car elle dépend :
Les droits de succession sont calculés sur la base de l’âge du plus jeune usufruitier.
👉 Cela peut réduire fortement les droits, puisque l’espérance de vie plus longue diminue la valeur de la nue-propriété.
En cas d’usufruit successif, le nu-propriétaire a des obligations spécifiques :
Pierre décède et laisse l’usufruit de sa maison à sa femme Jeanne.
➡️ Avantage : protection du conjoint survivant et optimisation fiscale pour les enfants.
Jacques a 2 enfants d’un premier mariage.
Il se remarie avec Claire et souhaite la protéger tout en préservant les droits de ses enfants.
➡️ Avantage : Claire est protégée à vie sans léser les enfants du premier mariage.
Paul transmet de son vivant un portefeuille d’actions à sa fille Sophie en nue-propriété, tout en se réservant l’usufruit.
➡️ Avantage : optimiser la fiscalité de la donation et protéger le conjoint tout en préparant la transmission.
Antoine possède un immeuble locatif.
Il prévoit un usufruit successif :
➡️ Avantage : organisation fluide de la transmission, mais attention à la fiscalité (déclarations obligatoires à chaque étape et éventuelle requalification si montage abusif).
L’usufruit successif peut être utilisé comme outil d’optimisation fiscale et patrimoniale.
L’usufruit successif comporte aussi des pièges fréquents :
💡 Conseil : faites toujours valider la clause par un notaire, surtout en cas de famille recomposée ou d’enfants handicapés.
Vos questions fréquentes
Quelle est la différence entre un usufruit successif et un usufruit classique ?
Un usufruit classique désigne un seul usufruitier. L’usufruit successif prévoit plusieurs usufruitiers qui se succèdent.
Doit-on payer deux fois des droits de succession ?
Non, à condition que l’usufruit successif soit prévu dès le départ : la taxation s’applique une seule fois, au premier usufruit.
Qui paie les charges et impôts en cas d’usufruit successif ?
En principe, l’usufruitier paie les impôts fonciers et les charges courantes, le nu-propriétaire supporte les grosses réparations.
Peut-on vendre un bien soumis à un usufruit successif ?
Oui, mais l’accord de tous les usufruitiers et du nu-propriétaire est indispensable.
Est-ce adapté à une famille recomposée ?
Oui, c’est même une des stratégies les plus utilisées pour protéger un conjoint sans léser les enfants d’un premier mariage.
Existe-t-il des risques fiscaux ?
Oui : si la clause est mal rédigée ou trop artificielle, le fisc peut la requalifier et imposer de nouveaux droits.
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