
Réforme ALD 2026 : le gouvernement fait machine arrière, mais un nouveau dispositif sème le trouble
Réforme ALD 2026 : le gouvernement recule… mais une nouvelle règle inquiète déjà les patients.
L’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite est maintenu pour 2025, mais ne vous y trompez pas : il est au cœur des discussions les plus sensibles du budget 2026. Alors que l’État cherche désespérément à combler un déficit public colossal, cette niche fiscale emblématique pourrait vivre ses dernières années dans sa forme actuelle. Ce qui se trame actuellement pourrait impacter des millions de foyers retraités dès l’an prochain.

Tout commence par une date d'anniversaire. La ligne de démarcation est claire : si vous êtes né avant le 1er janvier 1951, vous avez plus de 75 ans et vous pouvez prétendre à une exonération totale de la taxe foncière sur votre résidence principale, tant que votre revenu reste sous les plafonds. Si vous êtes né entre le 1er janvier 1951 et le 1er janvier 1961, vous avez entre 65 et 75 ans et vous pouvez avoir droit à un dégrèvement forfaitaire de 100 €.
Une précision importante pour les couples : si un seul des deux conjoints remplit la condition d'âge, le foyer entier en bénéficie. Ce détail peut faire toute la différence.
Il existe aussi des cas où l'âge n'entre pas en ligne de compte. Les titulaires de l'ASPA (Allocation de solidarité aux personnes âgées) ou de l'ASI (Allocation supplémentaire d'invalidité) sont exonérés sans condition d'âge ni de revenus. Les titulaires de l'AAH (Allocation aux adultes handicapés) bénéficient également de l'exonération, sous réserve que leur RFR reste dans les limites légales.
Le deuxième critère, c'est votre RFR, le revenu fiscal de référence. C'est ce chiffre qui décide si vous êtes ou non dans le périmètre de l'exonération. Où le trouver ? Sur votre avis d'impôt 2025, dans la rubrique « Vos références », sur la ligne intitulée « Revenu fiscal de référence ».
Attention à ne pas se tromper sur l'année : pour la taxe foncière de 2026, c'est le RFR figurant sur votre avis d'impôt de 2026 (basé sur vos revenus de 2025) qui sera pris en compte par l'administration. Ce n'est pas votre revenu brut qu'il faut comparer aux plafonds, mais bien ce RFR, qui est en général plus bas après déduction de certains abattements fiscaux.
Pour ceux qui cherchent à anticiper leur situation fiscale bien avant ces échéances, l'optimisation fiscale du patrimoine senior reste une approche pertinente pour ne laisser aucun avantage sur la table.
Le nombre de parts fiscales détermine le plafond de revenus qui s'applique à votre foyer. Le calcul est en général simple : une personne seule compte pour 1 part, un couple marié ou pacsé pour 2 parts. Chaque personne à charge (enfant, ascendant dependant) ajoute 0,5 part supplémentaire. Certaines situations particulières, comme un ascendant invalide ou un ancien combattant, peuvent aussi ouvrir droit à une demi-part supplémentaire.
Ces plafonds ont été relevés de 1,1 % par rapport à 2025, permettant à de nouveaux foyers d'entrer dans le périmètre de l'exonération.
Ces plafonds sont réévalués chaque année en fonction de l'évolution du barème fiscal.
Pour illustrer comment tout ça s'applique en pratique, voici quatre cas représentatifs. Un écart de quelques centaines d'euros autour du plafond peut changer complètement le résultat.

Si votre RFR et votre situation familiale sont à jour, l'administration applique en principe l'exonération automatiquement sur votre avis d'imposition. Aucune démarche spécifique n'est nécessaire. Toutefois, en cas de changement de situation au cours de l'année, comme un décès, une naissance ou un changement de domicile, il est conseillé de le signaler à votre centre des finances publiques via votre espace personnel sur impots.gouv.fr. En savoir plus sur les conditions d'exonération de la taxe foncière sur service-public.fr.
Si vous pensez avoir été imposé à tort, voici comment procéder :

À retenir donc, même avec une exonération totale :
L'exonération de la taxe foncière est une aide bienvenue, mais elle ne suffit pas à elle seule à sécuriser votre budget à long terme. Pour les seniors propriétaires, la question plus large est souvent celle-ci : comment faire de votre bien immobilier un vrai atout financier, au-delà du simple fait d'y habiter ?
Si vous êtes propriétaire depuis longtemps, votre bien vaut probablement beaucoup plus que ce que vous en avez payé. Cette valeur dormante peut être mobilisée grâce à un prêt hypothécaire de trésorerie, qui vous permet de débloquer une partie de cette valeur sans avoir à vendre ni à quitter votre domicile. C'est une solution de plus en plus prisée par les retraités qui cherchent à renforcer leur pouvoir d'achat sans renoncer à leur logement.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, plusieurs formules immobilières existent aujourd'hui pour accompagner les seniors dans la valorisation de leur patrimoine. Le viager occupé permet de vendre son bien tout en continuant à y habiter, moyennant une rente mensuelle qui vient compléter la retraite. Le viager libre, quant à lui, convient davantage à ceux qui ont déjà trouvé un autre logement et souhaitent transformer leur bien en capital.
Ces solutions ne sont pas faites pour tout le monde, et chaque situation est unique. En tant que courtier spécialisé pour les seniors, Skarlett accompagne ses clients à chaque étape, de la première question à la signature, pour trouver la formule la plus adaptée à leur vie.

À l'horizon 2026-2027, une réforme majeure est en préparation : la révision des valeurs locatives cadastrales. Ces valeurs, utilisées pour calculer la taxe foncière, datent des années 1970 et ne correspondent plus à la réalité du marché locatif actuel. Leur mise à jour pourrait entraîner des variations importantes du montant de la taxe foncière pour de nombreux propriétaires.
La bonne nouvelle, c'est que le gouvernement a confirmé le maintien des dispositifs d'exonération et de dégrèvement pour les personnes âgées et les foyers modestes, même après cette réforme. Les seniors ne devraient donc pas être pénalisés par ces ajustements, mais il est d'ores et déjà conseillé de suivre l'évolution de la situation.
Dans un contexte où la fiscalité immobilière évolue régulièrement, rester au courant des changements est vraiment un avantage. Si vous êtes proche d'un seuil de revenus, même une revalorisation de 1 % peut vous ouvrir la porte à une exonération que vous n'aviez pas avant. Pour les seniors qui détiennent un bien et qui cherchent à prévoir leur avenir, un accompagnement par un prêt viager hypothécaire peut également être une piste intéressante à explorer en parallèle de ces dispositifs fiscaux.
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