Publication: 2 février 2026Modification: 10 juillet 2026
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Réforme ALD 2026 : ce qui a vraiment changé pour les 14 millions de patients concernés
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
Non, les franchises médicales n'ont pas doublé en 2026, et les indemnités journalières des patients en ALD restent totalement exonérées d'impôt : les 2 mesures les plus redoutées ont été abandonnées lors de l'adoption définitive de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026.
Mais la réforme n'est pas passée sans laisser de trace : 3 changements structurels bien réels modifient le parcours des patients chroniques. Ce guide fait le point sur ce qui a effectivement changé, et ce qui n'a pas eu lieu.
Le doublement des franchises médicales, un temps envisagé pour 2026, a été définitivement abandonné — aucune franchise n'a augmenté.
La fiscalisation des indemnités journalières versées aux patients en ALD, elle aussi envisagée, a été retirée du texte final : l'exonération reste totale.
En revanche, trois réformes structurelles ont bien été adoptées : la fin du régime des "ALD non-exonérantes", un encadrement de la durée des arrêts de travail, et un nouveau parcours de prévention pré-ALD.
La limitation des arrêts de travail (1 mois pour une première prescription) entre en vigueur au 1er septembre 2026, avec dérogation médicale possible.
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026 a été promulguée le 31 décembre 2025, après validation du Conseil constitutionnel.
Les franchises médicales ont-elles doublé en 2026 ?
Non. Le projet de doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires, porté par le gouvernement à l'automne 2025, n'a finalement pas été retenu.
Les montants restent donc fixés à 1 € par boîte de médicament, 2 € par acte paramédical et 4 € par transport sanitaire, avec un plafond annuel maintenu à 50 € par personne. Le gouvernement avait également envisagé d'étendre ces franchises aux consultations dentaires et aux dispositifs médicaux, ainsi que de créer un plafond spécifique pour les transports sanitaires : aucune de ces extensions n'a été conservée dans le texte définitif.
Les patients en ALD restent soumis à ces franchises comme l'ensemble des assurés (elles ne sont pas couvertes par le principe d'exonération du ticket modérateur propre à l'ALD), mais leur montant n'a pas augmenté.
Les indemnités journalières des patients en ALD sont-elles désormais imposables ?
Non. La suppression de l'exonération fiscale des indemnités journalières versées aux patients en ALD, envisagée dans le projet de budget, a été rejetée par les parlementaires et n'a pas été retenue dans le texte définitif.
Cette exonération, prévue aux articles 80 quinquies et 154 bis A du Code général des impôts, continue donc de s'appliquer intégralement : les indemnités journalières perçues au titre d'une ALD exonérante restent non imposables, contrairement au régime commun des arrêts maladie.
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Qu'est-ce que la fin du régime des "ALD non-exonérantes" ?
C'est la suppression d'un statut intermédiaire qui donnait droit à des indemnités journalières prolongées (jusqu'à 3 ans) sans donner droit, en parallèle, à l'exonération du ticket modérateur sur les soins.
Ce régime concernait des pathologies comme certaines dépressions ou troubles musculo-squelettiques liés à l'activité professionnelle. Sa suppression rapproche ces situations du régime commun des arrêts maladie, ce qui a suscité des inquiétudes chez les associations de patients concernant la durée de prise en charge de ces pathologies à l'avenir.
La durée des arrêts de travail est-elle désormais limitée pour les patients en ALD ?
Oui, à partir du 1er septembre 2026 : un premier arrêt de travail prescrit en ville ne pourra pas dépasser 1 mois, et son renouvellement 2 mois, y compris pour les patients en ALD.
Cette limitation, validée par le Conseil constitutionnel, est moins stricte que le projet initial du gouvernement (15 jours pour un arrêt initial, 1 mois en sortie d'hospitalisation). Les médecins conservent une possibilité de déroger à ces durées en justifiant leur décision au regard de la situation du patient — notamment lorsque celui-ci ne peut pas obtenir de nouvelle consultation à temps pour renouveler son arrêt. Les modalités précises de cette dérogation restent à préciser par décret.
Qu'est-ce que le nouveau parcours de prévention pré-ALD ?
C'est un dispositif d'accompagnement, prescrit par un médecin, destiné aux personnes atteintes d'une pathologie susceptible d'évoluer vers une ALD — par exemple une obésité, une hypertension ou un diabète sans complication.
La liste précise des pathologies concernées sera établie par la Haute Autorité de Santé (HAS). Ce nouveau parcours peut inclure des prestations aujourd'hui non remboursées, comme l'activité physique adaptée ou le suivi diététique. Un amendement porté par les associations de patients a permis d'interdire tout dépassement d'honoraires sur ce parcours, afin d'en garantir l'accessibilité financière.
Que retenir globalement de cette réforme pour un patient en ALD ?
Sur le plan financier immédiat, la réforme est plutôt rassurante : ni les franchises ni la fiscalité des indemnités journalières n'ont été durcies. Les changements réels concernent surtout l'organisation du parcours de soins — durée des arrêts de travail, fin du statut "non-exonérant", nouveaux parcours de prévention — plutôt que le reste à charge immédiat.
Cela ne signifie pas que la vigilance n'est plus de mise : plusieurs de ces mesures nécessitent encore des décrets d'application, et les associations de patients (France Assos Santé notamment) resteront attentives à leur mise en œuvre concrète, en particulier sur les critères de dérogation aux nouvelles durées d'arrêt de travail.
Comment adapter sa protection santé face à ces évolutions ?
Même sans hausse des franchises, une mutuelle senior bien calibrée reste utile pour les postes qui pèsent le plus sur le budget des patients chroniques : dépassements d'honoraires, actes paramédicaux répétés, dispositifs médicaux.
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Les franchises médicales vont-elles encore augmenter dans les prochaines années ?
Rien n'est acté au-delà de 2026, mais leur augmentation reste possible par simple décret (comme cela avait été le cas en 2024), sans passage devant le Parlement.
Un patient en ALD non-exonérante perd-il immédiatement ses droits ?
Les modalités de transition n'ont pas toutes été détaillées dans le texte de loi lui-même ; elles seront précisées par décret. Il est recommandé de se renseigner auprès de sa caisse d'assurance maladie en cas de doute sur sa situation.
Qui décide des pathologies éligibles au parcours de prévention pré-ALD ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) est chargée d'établir la liste des pathologies concernées.
La limitation de la durée des arrêts de travail s'applique-t-elle dès maintenant ?
Non, cette mesure entre en vigueur au 1er septembre 2026.
Le médecin peut-il prescrire un arrêt plus long qu'un mois si nécessaire ?
Oui, une dérogation médicale reste possible, justifiée par la situation du patient, mais les critères précis d'application n'étaient pas encore publiés au moment de la rédaction de cet article.
Sources officielles : Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi promulguée le 31 décembre 2025) · France Assos Santé · info.gouv.fr et sante.gouv.fr (synthèses officielles de la LFSS 2026)
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé.
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