
Usufruit et succession : comment protéger vos proches et optimiser votre patrimoine en 2026 ?
Toutes les subtilités de l’usufruit successif et comment l’utiliser dans le cadre de sa gestion de patrimoine.
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
La licitation est la vente d'un bien détenu en indivision — le plus souvent après une succession — lorsque les héritiers ne s'entendent pas sur son partage ou sa conservation. Elle peut se faire à l'amiable si tout le monde est d'accord, ou être ordonnée par un tribunal en cas de blocage : dans les deux cas, le bien est vendu et le prix réparti entre les indivisaires selon leurs droits.
Ce guide détaille quand y recourir, comment elle se déroule, ce qu'elle coûte, et les alternatives à envisager avant d'en arriver là.

La licitation est la vente d'un bien détenu en indivision, décidée soit à l'amiable entre les indivisaires, soit par un tribunal en cas de désaccord.
Cette situation survient fréquemment après une succession : plusieurs héritiers héritent ensemble d'un bien, mais l'un d'eux veut récupérer sa part ou vendre, tandis que les autres préfèrent le conserver. Le bien est alors vendu — à l'un des indivisaires ou à un tiers dans le cadre amiable, aux enchères dans le cadre judiciaire — et le produit de la vente est partagé selon les droits de chacun.
La différence tient au degré d'accord entre les héritiers : le partage à l'amiable repose sur un consensus total et évite le tribunal, tandis que la licitation judiciaire intervient précisément quand cet accord est impossible et qu'un indivisaire bloque la vente ou le partage.
Trois situations mènent le plus souvent à une licitation :
Le principal signal est l'absence d'accord répétée malgré plusieurs tentatives de dialogue. D'autres signes s'ajoutent souvent : un bien laissé à l'abandon ou occupé sans l'accord de tous, des charges partagées de façon inéquitable, ou un indivisaire qui évoque une action en justice.
Elle permet de sortir clairement d'une indivision bloquée et de récupérer la valeur de sa part sans attendre, mais la voie judiciaire peut être longue, coûteuse, et le bien peut se vendre en dessous de sa valeur réelle aux enchères.
La procédure suit 4 étapes : identifier le blocage, tenter une vente amiable, saisir le tribunal en cas d'échec, puis organiser la vente aux enchères si nécessaire.
Il faut réunir l'acte de notoriété, le titre de propriété du bien, les pièces d'identité de tous les indivisaires, le relevé de propriété, les attestations fiscales (taxe foncière), une estimation du bien, et, en cas de désaccord, les preuves écrites de ce désaccord.
Une licitation amiable se conclut généralement en 3 à 6 mois, contre 12 à 18 mois pour une licitation judiciaire, davantage en cas de recours ou de dossier contesté.
Il existe deux formes : la licitation amiable (accord de tous les indivisaires, sans tribunal) et la licitation judiciaire (le juge tranche en cas de blocage).
Tableau comparatif
Tous les biens détenus en indivision peuvent être concernés : biens immobiliers, terrains, biens mobiliers (meubles, œuvres d'art, véhicules), et actifs financiers (comptes bancaires, portefeuilles, contrats d'assurance vie).
Un bien immobilier nécessite souvent une estimation et un diagnostic préalables ; un bien mobilier pose la question de sa valeur, parfois subjective ; un actif financier implique des démarches spécifiques auprès des banques ou assureurs, qui peuvent allonger la procédure.
Une résidence principale occupée par un conjoint survivant bénéficie d'une protection renforcée du droit au logement ; une indivision avec usufruit nécessite l'accord de toutes les parties ; une indivision incluant une personne protégée (tutelle, curatelle) exige l'autorisation du juge des tutelles.
Même un indivisaire minoritaire peut demander une licitation judiciaire : la loi interdit de contraindre quiconque à rester en indivision contre son gré.
C'est l'un des principes fondamentaux du droit de l'indivision : selon l'article 815 du Code civil, nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision. Que vous déteniez 10 %, 30 % ou 49 % du bien, vous pouvez demander la vente — même si les autres indivisaires s'y opposent.
Oui : il est possible de contester la mise à prix si elle est manifestement sous-évaluée, de produire un contre-rapport d'expertise, ou de faire valoir un droit de priorité pour racheter le bien soi-même.
Comptez entre 1 et 2 % de la valeur du bien pour les frais de notaire, plus 2,5 % de droits de partage — auxquels s'ajoutent, en cas de procédure judiciaire, les frais d'avocat (1 500 à 3 000 €) et d'expertise (800 à 1 500 €).
Tableau des frais estimés
Ces montants sont indicatifs et dépendent fortement de la valeur du bien et de la complexité du dossier ; un notaire peut établir un chiffrage précis avant d'engager la procédure.
Oui : la donation de parts, le rachat amiable entre héritiers, ou la convention d'indivision permettent souvent d'éviter le passage devant le tribunal.

Non : n'importe quel indivisaire, même minoritaire, peut demander une licitation judiciaire pour sortir de l'indivision, conformément à l'article 815 du Code civil.
Oui, dans la mesure où le prix est fixé par les enchères publiques et peut être inférieur à la valeur réelle du bien, contrairement à une vente amiable où le prix est négocié librement.
Une procédure spécifique (habilitation ou autorisation judiciaire) permet de passer outre l'absence de réponse d'un indivisaire, sans nécessairement recourir à une licitation complète.
En général, l'indivisaire qui initie la procédure avance les frais, mais il peut ensuite en demander le remboursement aux autres indivisaires au moment du partage.
Une licitation portant sur un bien grevé d'usufruit nécessite l'accord de l'usufruitier et des nus-propriétaires, ce qui peut compliquer la procédure.
Elle peut l'être : conclue pour 5 ans renouvelables ou pour une durée indéterminée, elle permet d'organiser la gestion du bien sans levier judiciaire, tant que les indivisaires respectent les règles fixées.
Sources officielles : Code civil, article 815 (droit de sortir de l'indivision), via Légifrance · Notaires de France (partage des biens en succession)
Skarlett est un courtier en assurance immatriculé ORIAS n°23004755, sous le contrôle de l'ACPR. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute procédure de licitation, l'accompagnement d'un notaire ou d'un avocat est recommandé.

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